Critique
BeyondTrust Remote Support : un zero-day (CVSS 9.3) exploité par un APT chinois depuis août
- Une validation défaillante de l'origine des messages dans un composant de messagerie interne permet à un attaquant distant non privilégié d'effectuer des opérations sur les fichiers d'une appliance RS non corrigée. Une fois la faille franchie, l'attaquant passe root (via l'activation de permissions SUID), déploie un web shell PHP Sawfly (communication C2 chiffrée bidirectionnelle), un tunneler Bareclaw (proxy SOCKS5), puis supprime les journaux système, web et applicatifs.
- Prise de contrôle root de l'appliance, donc accès à l'ensemble des identifiants qu'elle stocke ou relaie, capacité à modifier des fichiers qui survivent au redémarrage et à la réinitialisation, mouvement latéral via des identifiants d'administrateur compromis (ouverture de sessions distantes vers des systèmes internes) et exfiltration de documents via le service natif de transfert de fichiers (inventaires logiciels, etc.). Shadowserver recense plus de 1 400 instances BeyondTrust exposées sur Internet (dont un nombre indéterminé déjà sécurisées ou leurres).
- Mettre à niveau vers le patch BT26-05-RS (ou la dernière version pour les clients SaaS). Traiter toute appliance RS joignable depuis Internet sur une version vulnérable pendant la fenêtre d'exploitation comme potentiellement compromise jusqu'à expertise : rechercher le web shell Sawfly, le tunneler Bareclaw, la création de binaires SUID, les suppressions de journaux, les sessions distantes et transferts de fichiers inhabituels. Faire tourner tous les secrets accessibles à l'appliance et restreindre son exposition.
- Nombre d'organisations victimes et périmètre exact non divulgués ; chaîne d'exploitation complète non publiée ; statut KEV non confirmé ; l'exploitabilité de la faille sur PRA n'est pas démontrée.